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Biographie de "Jean-Pierre Bourtayre"

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"Jean-Pierre Bourtayre" intervient dans les comédies suivantes
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Biographie de "Jean-Pierre Bourtayre"
"De la musique avant toute chose, qu'elle soit riche ou bien pauvre, elle est la seule qui garde nos 20 ans !" Lorsqu'en 1966, Jean-Pierre Bourtayre illustre cette profession de foi d'Eddy Mitchell, il connaît déjà bien la musique, avec Henri, son père compositeur, qui écrivait des succès pour Tino Rossi, Charles Trenet et Maurice Chevalier.

Musicien né, compositeur, et surtout mélodiste inné, Jean-Pierre entre d'abord au Conservatoire, d'où il se fait chasser pour cause de twist aigu : car notre homme est un "yéyé", un enfant du rock, âge tendre et tête de bois, qui va tout naturellement écrire pour Dick Rivers, Richard Anthony, Hugues Auffray ("Adieu Monsieur le Professeur"), Eddy Mitchell ("S'il n'en reste qu'un", "L'épopée du Rock"), jusqu'à ce Grand Prix de l'Eurovision en 1971 "Un banc, un arbre, une rue" pour Séverine.

Puis en 1971, c'est la rencontre avec Claude François dont il deviendra le collaborateur attitré jusqu'à la fin. Tour à tour compositeur, producteur, et surtout ami, il écrit durant 7 ans tubes sur tubes pour l'idole : "Viens à la maison", "Chanson populaire", "Le chanteur malheureux", "Le téléphone pleure", "Alexandrie, Alexandra", "Magnolias for ever", jusqu'à ce samedi tragique de 1978 où la France entière a les yeux tournés vers le boulevard Exelmans, Cloclo n'est plus.

Cette année là, c'est aussi pour Jean-Pierre le début d'une belle amitié avec Etienne Roda-Gil qui donnera d'abord une comédie musicale "36 Front Populaire" avec Jean-Claude Petit (Prix Rolf Marbot pour "Ça commence comme un rêve d'enfant" de Julien Clerc) puis des chansons pour Gérard Lenorman "Boulevard de l'océan", Françoise Hardy "La villégiature", etc.

Début 80, le disco est là, la new wave trépigne et notre compositeur devient alors... Directeur de production française chez WEA. L'éternel angoissé du clavier découvre le stress des affaires, avant de rejoindre Jacques Revaux chez Tréma où il va se mettre au service d'une autre star de choc : Michel Sardou. Avec Revaux, il écrit pour lui les musiques de "Vladimir Illitch", "Io Dominico", "Chanteur de jazz", "Musulmanes".

Tout aussi fou de son que d'image, il a écrit jadis la musique du "Grand Meaulnes", celle du feuilleton "Arsène Lupin" ("Gentleman cambrioleur" et "L'Arsène" de Jacques Dutronc) de la série "Schumaster, l'espion de l'empereur" ainsi que les génériques de "Stars" et "Champs Elysées" de Michel Drucker avec Jean-Claude Petit.

Vous résumer en quelques mots cet homme-orchestre qui avoue écrire comme il respire et a fait chanter un jour à Tino Rossi "La vie commence à 60 ans" ! Disons... un angoissé tranquille du microsillon, un coeur de rocker dans une main de velours, tous les bons claviers vous le diront !

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